CE. 15 Février 2006
Comment se présenter à l’élection présidentielle ?
Au cas où ça vous prendrait en vous rasant, c’est le syndrome Sarkozy, je vous donne le principal.
D’abord faut être français âgé d’au moins 23 ans. Vous me direz il y a bien eu un président de la république sous
la Troisième république, né à Schaerbeek…Paul Deschanel, celui qui est tombé du train en pyjama … oui mais son père était un opposant à Napoléon III réfugié à BXL…et puis les français de l’étranger ont le droit de se présenter … par exemple Johnny Hallyday.
A part la nationalité la seule vraie condition ce sont les signatures… 500 signatures d’élus provenant d’au moins 50 départements. C’est l’article 3 de la loi 62 1292 du 6 novembre 1962. Tous les députés sénateurs députés européens, élus régionaux et départementaux, tous les maires peuvent soutenir un candidat…en tout plus de 47 000 élus sont disponibles vous pouvez toujours leur écrire. Le problème c’est que la plupart son membres de grands partis, PS, UMP, UDF, PCF…et qu’en général c’est très mal vu de soutenir un autre candidat que celui du parti … d’ou les problème de Le Pen et d’autres pour réunir les signatures… en revanche il y a parfois des surprises, ainsi connaissez vous Gérard Schivardi maire de Maillac dans l’Aude et candidat du parti des travailleurs, les sondages lui donnent 0,5 % des voix au maximum et pourtant il aura surement ses signatures. Parce qu’il président d’une association de maires de petite communes rurales… comme quoi le poids politique ce n’est pas qu’une affaires d’électeurs .
Et les sous me direz vous ? l’état rembourse à tout le monde les affiches et les professions de foi… pour le reste, c’est l’argent du parti, une fortune personnelle, ou un prêt bancaire … les candidats qui obtiennent plus de 5% des voix sont remboursés intégralement , avec un peu de bagou vous arriverez bien à convaincre votre banquier… avec 15 millions d’euros ont fait déjà une belle campagne… et maintenant le prétexte la raison la justification… l’ambition, le délire, la mégalomanie, l’envie de servir, le destin… Hum laissez ça aux grands… non ce qu’il faut dire dans ces cas là c’est : « j’ai cédé l’amicale pression de mes amis… »
A demain.